Die militärische Auseinandersetzung wurde von Frankreich mit größter Härte geführt und … Il avait regagné la ville de Bizerte en provenance de Tunis et, frustré, s'était jeté corps et âme dans la bataille ; il est tué le 21 juillet dans les rues de Bizerte, l'arme à la main[52]. Celui-ci a été reproduit sur le monument du cimetière des martyrs de Bizerte. [...] Maintenant, rien ne s'oppose à ce que nous partions. Während sie im öffentlichen Bewusstsein Europas weitgehend vergessen ist, wird sie im tunesischen Bewusstsein als eines der wichtigen … Pour l'historien tunisien Mohamed Lazhar Gharbi, le chiffre le plus vraisemblable est de 4 000 morts[59]. D'autre part, comme il se sait isolé diplomatiquement car suspecté de sentiments pro-occidentaux par les pays récemment décolonisés, il cherche un rapprochement avec le monde arabe — en particulier l'Égypte[24], la Libye et le Maroc[25] — et le GPRA. Sans distance. Le 1er juillet, le gouverneur de Bizerte interdit définitivement aux entreprises privées de travailler pour la base. Le 15 décembre, Bourguiba célèbre solennellement l'évacuation de Bizerte en compagnie du colonel Gamal Abdel Nasser, du président Ahmed Ben Bella, du prince héritier de Libye et d'un représentant du roi marocain Hassan II[82]. Elle lui a été conseillée par le chef de bataillon Evaux, venu d'Alger le 12 juillet, qui lui a expliqué en ces termes les scénarios possibles, en cas d'attaque tunisienne de la base de Bizerte : « Ma première proposition consiste purement et simplement à dégager la base par parachutage sur le terrain d'aviation, l'unité de renfort étant posée. Avec ma voix d'enfant, ma pensée d'enfant. C'est pour parer à une telle éventualité que la France, dans toutes les discussions survenues avec la Tunisie, et faute qu'aucun accord de défense ait pu être conclu entre les deux pays, a toujours réservé la possibilité d'utiliser la base aussi longtemps que le danger mondial est ce qu'il est. La crise de Bizerte est un conflit diplomatique et militaire opposant, durant l'été 1961, la France et la Tunisie devenue indépendante le 20 mars 1956. Déjà, le 17 juin 1958, un échange de lettres entre les deux chefs d'État prépare le départ de l'armée française de la Tunisie, à l'exception de Bizerte[9]. Cette dernière zone, port militaire situé au nord du pays, est considérée comme un point stratégique pour l'armée française et l'OTAN, car elle est alors leur seule base navale située sur la rive sud de la mer Méditerranée, en dehors de l'Algérie[11]. Simplement, cette affaire a révélé la veulerie du monde politique français, qui a cru devoir massivement faire chorus à Bourguiba. Le 9 avril 1963, de Gaulle reçoit Sadok Mokaddem, ambassadeur de Tunisie à Paris, à l'occasion d'une tentative des Tunisiens de resserrer les liens avec la France. De plus, le lendemain, il reçoit à Tunis Maurice Couve de Murville à qui il affirme : « Si vous refusez plus longtemps d'ouvrir un dialogue sur le fond du problème de Bizerte, nous allons à une crise d'une extrême gravité »[19]. À ce titre, il porte une médaille en or, les autres récipiendaires portant une médaille en bronze. Par malheur, Bourguiba a attaqué un beau jour à Bizerte, pour apparaître comme ayant arraché par la force ce que nous nous apprêtions à accepter de nous-mêmes. Le 21, le Premier ministre français Michel Debré impute la responsabilité de la crise à la Tunisie mais se déclare « prêt à donner des instructions nécessaires pour étudier avec le gouvernement tunisien les conditions d'un cessez-le-feu »[44]. Le 17 août, Xavier Jeannot, consul général de France à Bizerte, informe Amman que « le gouverneur [de Bizerte] vient de [lui] confirmer que des manifestations susceptibles d'être violentes, sont possibles à partir de demain à Bizerte et Menzel Bourguiba ». L'évacuation du dernier soldat français se termine vers 15 h[16]. Toutefois, l'ordre de parachutage, en raison de ses importantes conséquences politiques, ne peut parvenir à Amman que du général de Gaulle. Dans le même temps, l'armée tunisienne se prépare au combat, en occupant les tranchées qu'elle creuse depuis le 4 juillet. Désolé, un problème s'est produit lors de l'enregistrement de vos préférences en matière de cookies. Le 24, Amman lui-même est refoulé[18], alors qu'il voulait se rendre à Tunis. Le secrétaire d'État des États-Unis Dean Rusk s'implique personnellement dans les négociations, Bourguiba étant considéré comme un allié de l'Occident[49]. Sans distance. Celui de la publication de l'Art de la joie de Goliarda Sapienza en est un. En effet, Amman voit déjà la stratégie qu'il va mettre en place. Les pertes tunisiennes sont en revanche très importantes ; Mohamed Ben Hamida El Bejaoui, qui avait accompagné Bourguiba à Rambouillet en février, figure parmi les morts. Après des tensions diplomatiques commencées en mai lors du démarrage de travaux d'extension de la piste de la base, les tensions arrivent à leur paroxysme et tour… Le 28, une note française parvient au gouvernement tunisien où il est stipulé notamment : « La base de Bizerte n'a d'intérêt qu'au point de vue de la sécurité de la France dans l'actuelle et dangereuse conjoncture internationale. C'est dans ce contexte que, dans les semaines qui suivent la crise, de nombreuses familles françaises de Bizerte sont évacuées vers la France[64]. En fait comme en droit, la voie qui peut conduire à la solution de cette déplorable affaire est celle des négociations directes que la France continue de proposer à la Tunisie », « L'année dernière, Bourguiba a cru que j'étais en position de faiblesse parce que le FLN avait rompu les négociations. Mais de Gaulle précise également que l'armée se retirera « dans un délai de l'ordre d'une année », puisque celle-ci est en train de se doter de la bombe atomique[14]. La médaille de Bizerte constitue un ordre dont le président est le grand maître. Bon courage. A Crise de Bizerta foi um conflito diplomático e militar que ocorreu em julho de 1961, quando a Tunísia impôs um bloqueio sobre a base naval francesa em Bizerte, Tunísia, na esperança de forçar sua evacuação. Juste la vérité brute, telle que je l’ai vécue avant que le temps ne la magnifie. Amman met en état d'alerte tout le personnel de la base, afin de parer à toute éventualité[68]. Parallèlement, l'armée tunisienne est mise en alerte renforcée le 13 juillet à minuit. C'est pourquoi je préconise que, dès la réaction militaire de la Tunisie, un double parachutage à cheval sur la sortie du goulet soit réalisé. Bourguiba se le tiendra pour dit. Ce dernier devrait être très certainement en accord avec la stratégie d'Amman, surtout si l'attaque tunisienne est imminente. Il ne recommencera pas de sitôt, croyez-moi, et personne, de longtemps, ne cherchera à l'imiter, malgré tous les pleurnichards soi-disant français qui se sont déchainés à cette occasion. En effet, à partir de 4 h, l'armée tunisienne déclenche un violent tir de mortiers sur Sidi Ahmed, tandis que des obus ont déjà endommagé la veille des ateliers et des hangars où sept avions — cinq Martinet et deux Morane 500 — ont été partiellement endommagés. La ville est alors gagnée par une liesse populaire qui s'étendra ensuite à tout le pays[16]. Dans le même temps, le gouvernement français annonce à Amman que des renforts sont mis à sa disposition, notamment un task group composé du croiseur De Grasse, des escorteurs d'escadre Chevalier Paul et La Bourdonnais et du porte-avions Arromanches[33]. La délégation tunisienne est quant à elle présidée par Béji Caïd Essebsi et comprend le gouverneur de Bizerte Hédi Mokaddem, le commandant Mohamed Ben Youssef et les capitaines Noureddine Boujellabia, Abdelhamid Escheikh et Mohamed Sfaxi. Ainsi, l'Occident serait averti de toute attaque du bloc de l'Est[14]. Le 17 septembre, la négociation franco-tunisienne, qui porte sur l'évacuation de la ville de Bizerte et le repli progressif des forces françaises à l'intérieur des enceintes de la base, s'ouvre à 17 h 30 au siège du gouvernorat de Bizerte. Cet événement prend place après le règlement de la guerre d'Algérie à l'issue de laquelle les accords d'Évian garantissent à la France l'usage de la base de Mers el-Kébir pour quinze ans, rendant peu utile le maintien d'une implantation à Bizerte. Dans la soirée, le GPRA publie un communiqué offrant son soutien en hommes et en matériel, ayant compris que ce conflit allait hâter la fin de la guerre d'Algérie[61]. Il ne reste plus à Amman qu'à prévenir Evaux de lancer l'opération d'embarquement et de vérifier si aucune action militaire tunisienne ne s'engage avant le parachutage[32]. Les civils qui se rendent à leur travail se voient refoulés, à l'exception des ouvriers de l'arsenal de Sidi-Abdellah[34]. " Je vais vous raconter une histoire. Il prévoit que les troupes françaises et tunisiennes se retirent des postes occupés depuis huit jours. Je commence donc le thread sur la campagne de candidature dans l'#ESR telle que je l'ai vécue. « Je vais vous raconter une histoire. Le 3 juillet, ce même secrétaire d'État visite Bizerte et Menzel Bourguiba (ex-Ferryville) et, lorsqu'il examine le mur construit par les Tunisiens, se fait applaudir par les militants du Néo-Destour qui réclament aussi bien l'évacuation de la base que des armes[19]. Juste la vérité brute, telle que je l’ai vécue avant que le temps ne la magnifie. Mais il fallait que la France n'ait pas l'image de l'agresseur aux yeux de l'opinion internationale, l'intervention militaire devant donc être minutée. Achetez neuf ou d'occasion Des kilomètres de tranchées sont creusés autour de la base aérienne où 7 700 Français sont affectés et sept barrages installés dans la région[22]. Si on s'attaque à elle, dès lors qu'elle est bien commandée, bien équipée, et qu'elle n'hésite pas devant son devoir, et bien, tant pis pour l'agresseur ! J’étais en Côte d’Ivoire. Patrick-Charles Renaud explique ce nombre réduit par le fait que les soldats tunisiens ne sont pas aussi expérimentés que les Français et qu'il leur manque principalement de l'organisation[48]. C’était le 6 juillet, le ton a commencé à monter. Le lendemain, le 15 octobre, le capitaine d'artillerie Louis Muller amène le pavillon français, mettant ainsi fin à 82 ans de présence militaire française à Bizerte[80]. Il s'est cru autorisé à lancer ses troupes contre Bizerte. Au sujet du débat qui s'engage à l'ONU, le communiqué français est tout aussi clair : « Quelles que puissent être éventuellement la tournure et la conclusion des débats qui s'engagent sur un pareil forum, la France entend rester juge de sa propre sécurité. À la suite d’un grave accident de moto Je me suis retrouvé tétraplégique J’aimerai vous faire vivre mon combat pour me retrouver debout. » (« Vive Bourguiba ! Le lendemain, 780 prisonniers tunisiens (419 militaires et 361 civils pris les armes à la main) sont échangés à Menzel Jemil contre 218 prisonniers français[73]. ». Afficher ou modifier votre historique de navigation, Recyclage (y compris les équipements électriques et électroniques), Annonces basées sur vos centres d’intérêt. C'est ainsi que les barrages se retrouvent prolongés par des tranchées creusées sur les bas-côtés des routes, toujours surveillés par vingt à cinquante hommes armés. Chiffres du bilan officiel tunisien ; voir la, Bourguiba a même accusé publiquement le président égyptien Gamal Abdel Nasser de vouloir l'assassiner (, Les relations sont tendues avec ce pays car, lors du baptême de la Mauritanie, ancienne colonie française que les Marocains revendiquent comme appartenant au territoire marocain, la France en est la marraine et la Tunisie le parrain (, Gouvernement provisoire de la République algérienne, ministre français des Affaires étrangères, Mémorial national de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie, ministère français des Affaires étrangères, Négociations entre le Front populaire et le Néo-Destour, Projet d'union entre la Tunisie et la Libye, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Crise_de_Bizerte&oldid=177206820, Page géolocalisable sans coordonnées paramétrées, Conflit militaire géolocalisable sans coordonnées paramétrées, Page utilisant le modèle Citation avec un retour ligne, Portail:Relations internationales/Articles liés, Portail:Époque contemporaine/Articles liés, Portail:Cinquième République/Articles liés, Portail:Politique française/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, Agrandissement de la piste d'atterrissage de. Juste la vérité brute, telle que je l'ai vécue avant que le temps ne la magnifie. L'amiral Amman réplique que ces prisonniers de guerre sont astreints à des corvées d'entretien qui respectent les termes des conventions[66]. J’ai fréquenté le lycée de garçons de … Le 16, les manifestations pour l'évacuation de la base et l'obtention d'armes se poursuivent, avec les youyous des femmes et les jeunes du Néo-Destour, en général recrutés voire ramassés dès l'âge de quatorze ans sur les plages très fréquentées des environs de Tunis, dans le Sud tunisien ou encore dans des villages où des sortes de commissaires politiques haranguent la foule et les emmènent. Il saisit l'occasion et décide de jouer son va-tout : la garde nationale met en demeure le 13 juin les ouvriers tunisiens de cesser leur participation aux travaux et, le 15, somme les militaires français sans armes qui, par une décision de l'amiral Amman, les ont remplacés de quitter le chantier[19]. Tel que j’en ai conservé le souvenir intact et précis jusque dans les moindres détails […] voici la scène du meurtre telle que je l’ai vécue. Alors, elle a fait son devoir. Mais le lendemain, il reçoit des excuses et le laissez-passer, après avoir protesté contre cette mesure[19]. Il fixe un ultimatum au 19 juillet à minuit. De Gaulle lui répond ainsi : « J'ai toujours dit que nous ne resterions pas à Bizerte. La bataille de ces jeunes enfants qui n’ont rien demandé au monde commence dès la naissance. Soudain, je suis debout, en robe de chambre, au pied de mon lit dans mon appartement de l’École normale. Avec ma voix d’enfant, ma pensée d’enfant. À la suite de cet incident, Bourguiba rappelle son ambassadeur à Paris et déclare une nouvelle fois que l'armée française doit évacuer totalement la Tunisie, et notamment la base navale de Bizerte[9]. Découvrez les avantages de l'application Amazon. Le général de Gaulle prend la décision de ne pas céder au chantage de Bourguiba et ordonne une intervention militaire : l'opération Bouledogue est aussitôt déclenchée. Sans intelligence. Il faut que le monde sache que l'armée française, c'est quelque chose. Quelques mois plus tard, au début de l’été de 1961, quand éclata la crise de Bizerte et alors que l’E.M.A.T. Nous commençons à disposer d'engins nucléaires. La première attaque intervient alors qu'un hélicoptère assure un transport entre Sidi Ahmed et le fort du Kébir, la seconde a lieu au camp du Nador[45]. Le 15 octobre est depuis devenu jour de fête nationale en Tunisie[80] alors qu'un stade du 15-Octobre est plus tard construit en référence à la crise de Bizerte[81]. La guerre de Bourguiba, éd. À 9 h 30, Bourguiba signe son ordre aux forces armées : « Le Président de la république, chef suprême des forces armées, selon la constitution, vous ordonne de résister avec tous les moyens à l'occupation de la ville de Bizerte par les troupes françaises. Bel exposé sur la première guerre mondiale, et je dirais même celui qui me manquait. Les premiers mouvements s'effectuent dès le 2 octobre sans aucune difficulté[74]. Ridha Kéfi estime les pertes côté tunisien à 632 tués, dont 330 civils[16]. La bataille de Bizerte Du 19 au 23 juillet 1961 Les Tunisiens ayant vécu ou connu la bataille de Bizerte étant en voie d’extinction, il n’est pas étonnant que les jeunes n’en connaissent pratiquement rien. Vous écoutez un extrait de l'édition audio Audible, LA BATAILLE DE BIZERTE Telle que je l'ai vécue. En fin de matinée, trente militaires et 22 civils français sont faits prisonniers et internés à Sousse[35]. Pourtant, pour Noureddine Boujellabia, colonel à l'époque, il constitue « de toute évidence, un événement majeur de l'histoire contemporaine de la Tunisie »[3]. Il n'y a pour l'instant aucun commentaire client. Debré indique en outre à Amman le 11 « de répondre par la force à toute opération de force »[29]. Unter Bizerte-Krise versteht man eine kurze kriegerische Auseinandersetzung zwischen Frankreich und Tunesien im Sommer 1961. Patrick-Charles Renaud[53] estime à 10 morts et 77 blessés les pertes françaises pour les journées des 21 et 22 juillet, alors que les tunisiennes sont de 431 morts et 475 prisonniers, auxquels il faut ajouter les pertes civiles, « difficilement dénombrables » selon lui[54]. Bourguiba avait ordonné dans l'intervalle à ses forces militaires d'entrer en Algérie par le sud de la Tunisie et d'occuper une petite zone entre Bir Romane et Garet el Hamel, où la frontière était considérée comme non tracée au regard de la convention du 19 mai 1910 conclue entre la France et l'Empire ottoman. Selon un rapport du Croissant rouge tunisien, les trois jours d'hostilité ont causé plus de 5 000 morts[56],[57],[58]. De toute façon, les Tunisiens dirigent à l'époque l'administration de la ville et, économiquement, la présence des Français rapporte deux à trois milliards de francs français au commerce local et fait vivre les 50 000 habitants de cette ville, alors la quatrième de Tunisie[17]. Dès le 22 mars 1956, deux jours après la proclamation de l'indépendance, le président Habib Bourguiba définit clairement son objectif : « Après une période transitoire, toutes les forces françaises devront évacuer la Tunisie, y compris Bizerte »[6]. Le 17 juillet, Bourguiba formalise ses demandes devant l'Assemblée nationale en ces termes : « À Rambouillet, le chef de l'État français en est venu à considérer le colonialisme comme une calamité […] J'ai été amené à lui demander l'application de ce principe à Bizerte […] Il s'est montré réticent […] Dans un autre pays [en l'occurrence le Maroc] la France a réduit sa période d'occupation de trois années, de 1964 à 1961, afin de préserver le régime qu'elle voulait consolider […] Nous avons demandé la reconnaissance du principe de l'évacuation quitte à en différer les modalités […] On nous a répondu que les circonstances ne le permettaient pas »[13]. Merci d’essayer à nouveau. Les forces tunisiennes ont reçu l'ordre d'ouvrir le feu sur tout avion militaire français violant l'espace aérien tunisien »[37]. Il faut toujours penser au coup d'après ». Noureddine Boujellabia estime quant à lui que les pertes humaines « provisoires » s'établissent à 632 tués, 1 155 blessés et 640 disparus ou prisonniers[55] alors que l'Université de Sherbrooke estime à 1 300 les morts du côté tunisien[49]. Sans intelligence. Le Conseil de sécurité se réunit les 21 et 22 juillet : tous les États membres votent pour le retrait des troupes françaises — à l'exception du Royaume-Uni, des États-Unis et de la France elle-même — et demandent un début de négociations ainsi qu'un cessez-le-feu dans une résolution approuvée le 22[62] avec la seule abstention de la France, fermement opposée à tout retrait du territoire. En fait comme en droit, la voie qui peut conduire à la solution de cette déplorable affaire est celle des négociations directes que la France continue de proposer à la Tunisie »[65]. Témoignages présentés par Danielle Delmaire La vie avant la guerre et dans la débâcle de mai-juin 1940 Maurice Baran-Marszak Voilà des photos. Si nous ne l'avions pas fait, nous aurions perdu tout crédit. Cela en dit long sur les limites de la liberté d'expression dans la démocratie italienne, et occidentale en général. Le 22, à la suite d'un incident alors que des militaires français font un exercice de routine, la tension monte et on avise des militaires français qui se rendent à Tunis en permission régulière que, très prochainement, un laissez-passer signé par le gouverneur de Bizerte sera nécessaire pour sortir du gouvernorat de Bizerte. La guerre de Bourguiba, éd. Nous avons repoussé son assaut et nous avons écrabouillé son armée. À minuit et demi, le 20, alors que l'on confirme que les Tunisiens ont placé des canons et armes automatiques sur les berges, Amman reçoit un télégramme qui lui indique que le gouvernement français va essayer « d'arranger les choses »[40]. Après avoir consulté un produit, regardez ici pour revenir simplement sur les pages qui vous intéressent. Confron­tés à … La bataille de l'École militaire telle que je l'ai vécue Par Christian GERMOZ Publié le 22 août 1946 à 00h00 - Mis à jour le 22 août 1946 à 00h00 Temps de Lecture 6 min. La BATAILLE de SOUK ARHAS vue du coté ALN . Très relayé par la presse française et internationale de l'époque dans le contexte de la guerre d'Algérie qui se poursuit et de la guerre froide, le conflit est presque tombé dans l'oubli au XXIe siècle. Toutefois, la France était et demeure disposée à régler avec la Tunisie les conditions dans lesquelles la base serait utilisée pendant cette période dangereuse[64]. Au contraire, il note que si la situation venait à se calmer, de Gaulle pourrait adresser une réponse au message que Bourguiba lui a fait remettre le 7 juillet. Ils étaient commerçants tous les deux, à Dunkerque. Avec ma voix d'enfant, ma pensée d'enfant. Dès trois heures du matin, dans la nuit du 6 juin, un puis­sant gron­de­ment se fit entendre, d’abord loin­tain puis effroyable au fur et à mesure qu’il se rappro­chait. Dans la foulée, Jean-Marc Boegner, ambassadeur de France à Tunis, remet une note au gouvernement tunisien où il indique qu'aucune solution ne sera trouvée à Bizerte si cette atmosphère de passion et cette menace de manifestations populaires continuent. Les Français obtiennent une victoire facile en occupant les quartiers européens de Bizerte ainsi que des villes environnantes[46]. Le jour même, le gouvernement français propose encore une fois des négociations avec la Tunisie, par le biais d'un communiqué adressé au secrétaire d'État tunisien aux affaires étrangères. Les Tunisiens lui font savoir que si ces prisonniers continuent à travailler, ils infligeront un traitement inhumain à des otages français civils et militaires ; Amman se résout dès lors à leur faire cesser toute activité[67]. Dans la nuit, huit véhicules militaires français avaient déjà été saisis et leurs personnels arrêtés[34]. Nous allons être capables de pulvériser Bizerte et Moscou à la fois[78]. Mais cette solution me paraît militairement simpliste car, en période de conflit, tenir la base sans contrôler le débouché du goulet n'avance à rien. Le 9, le président tunisien propose à la France de garder la base jusqu'à la fin de la crise menant à la construction du mur de Berlin et prend aussi des mesures d'amnistie : 26 détenus dont deux femmes, condamnés pendant la crise, quittent la prison civile de Tunis[72]. Amman doit donc trouver une heure de décollage qui intervient avant le départ évident des troupes tunisiennes, mais après que ces derniers ne se soient concrètement approchées de la base. Le 20, la Tunisie procède au mitraillage de deux hélicoptères Alouette à 15 h 23 puis 15 h 30. Le ministre français des Affaires étrangères Maurice Couve de Murville invite alors en juin 1959 l'ambassadeur de France à Tunis, Georges Gorse, à reprendre « sans délai la négociation relative à Bizerte […] Le problème de la base stratégique de Bizerte présente pour nous la plus grande importance »[10]. Sélectionnez la section dans laquelle vous souhaitez faire votre recherche. En cela, il ajoute un prétexte à cette lettre, mais surtout à son action, pour récupérer Bizerte : « Dans le vaste mouvement de décolonisation, la Tunisie a pris la tête du peloton : elle ne peut, aujourd'hui, sans mettre en danger sa position, son autorité et ses intérêts vitaux continuer à supporter des empiètements sur sa souveraineté et des atteintes à son intégrité territoriale »[23]. Le lendemain, Peyrefitte questionne en privé de Gaulle en ces termes : « Était-ce la peine de traiter si durement les Tunisiens en 1961, si c'était pour abandonner Bizerte si vite ?